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Elinor Evans : à la croisée des cultures galloise et écossaise

8th Camac Trophy, LorientUn grand bravo à Elinor Evans, lauréate du Trophée Camac qui s’est déroulé lors du Festival Interceltique de Lorient en août 2015 !

Elinor habite en Ecosse mais est issue d’une famille galloise. Elle se dit être d’une identité hybride, à la rencontre de ces deux cultures celtiques. Elle a commencé la harpe auprès de Meinir Heulyn à Cardiff, avant de déménager à Edimbourg. Elle a ensuite étudié la musique traditionnelle écossaise à Glasgow avec Isobel Mieras et est finalement revenue à Cardiff où elle fait actuellement des études en harpe celtique et en composition classique. « On retrouve l’influence de la musique traditionnelle dans tout ce que je compose, même si c’est parfois inconscient », explique-t-elle. « C’est ma culture, et ma musique en est le reflet. »

Il y a de nombreux liens entre les pays celtiques, mais en réalité, les similitudes entre les cultures du pays de Galles et de l’Ecosse ne sont pas aussi nettes qu’entre celles du pays de Galles et de la Bretagne ou celles de l’Ecosse et de l’Irlande. L’Ecosse et l’Irlande sont gaéliques, le pays de Galles et la Bretagne (et la Cornouailles) sont brittoniques. Les points de convergence et de divergence deviennent encore plus intéressants dans un contexte musical. La harpe est le symbole national du pays de Galles où elle a une importance culturelle depuis le Moyen-Âge et où l’on retrouve différents types de harpes. La « clarsach » (nom de la harpe celtique en Ecosse) n’est cependant arrivée au pays de Galles que dans les années 1970 et est le plus ancien instrument écossais.

Elinor Evans

Elinor Evans

« J’ai récemment créé un duo avec le violoniste gallois Patrick Rimes« , poursuit Elinor.  » C’est une formation encore toute nouvelle, si bien que nous n’avons pas encore de nom, mais nous jouons déjà une musique scotto-galloise avec une touche de contemporain. Je suis d’abord et surtout harpiste, je joue donc sur cet instrument. C’est très exaltant d’explorer la culture galloise sur la harpe celtique. L’histoire de la musique traditionnelle, que ce soit en Ecosse ou au pays de Galles, montre que toutes les harpes sont à elles seules des instruments aux multiples possibilités. Elles peuvent se nourrir de toutes les influences des lieux où elles se trouvent, navigant ainsi en toute fluidité entre le traditionnel et les univers plus contemporains. C’est pour cela que la musique traditionnelle à la harpe évolue constamment, trouvant de nouvelles directions et restant ainsi très dynamique et vivante. »

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