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Catrin Finch à contre-courant : elle parcourt l’Ethiopiea avec une Harpe Bleue pour WaterAid

L’ album Tides, de Catrin Finch, est sorti en mars 2015. Il s’agit d’un disque entièrement composé par Catrin. C’est la première fois que ses compositions personnelles sont présentées comme une oeuvre complète. Nous y apprécions également les talents pianistiques de celle qui a été la toute première harpiste du Prince de Galles ! Catrin a abandonné les droits d’une de ses pièces « Changing Tides », au profit de l’organisation humanitaire WaterAid, qui apporte aux communautés les plus démunies de l’eau potable et des installations sanitaires, partout dans le monde.

Nous avons expédié une Harpe Bleue à Addis-Abeba pour Catrin, qui s’est rendue en Ethiopie en tant qu’ambassadrice de WaterAid.

Catrin écrit : « J’ai grandi sur la côte ouest du pays de Galles. Ma créativité, je la dois essentiellement à mon enfance passée au bord de la mer. Donc, je suppose que c’est la raison pour laquelle j’ai été touchée au plus profond de mon cœur quand j’ai appris que WaterAid œuvrait pour apporter aux plus pauvres d’entre nous, à travers le monde, un accès à l’eau potable, des installations sanitaires et des toilettes. Aujourd’hui, plus de 748 millions de personnes dans ce monde n’ont pas d’accès à l’eau potable, et environ 500 000 enfants meurent chaque année de diarrhée, à cause du manque d’hygiène et d’eau potable. Cela fait plus de 1400 enfants par jour.

Catrin Finch / Ethiopia

Catrin visite une école secondaire où des toilettes ont été installées, à Addis. Photo : WaterAid/ James McCauley

L’Ethiopie se trouve dans la corne de l’Afrique, où la conjonction de sécheresses, famines et conflits armés sur une longue période a de sérieuses répercutions sur la santé et l’espérance de vie. Beaucoup d’enfants meurent avant d’avoir 5 ans et près de la moitié de la population (44,5 millions de personnes) n’a pas d’autres choix que d’aller chercher de l’eau croupie dans des endroits sales. A ce jour, WaterAid a financé plus de 50 projets d’installations sanitaires ou d’eau potable en Ethiopie, transformant ainsi la vie de 1,2 million de personnes en leur fournissant de l’eau potable, et celle de plus d’un demi-million de personnes grâce à l’installation de sanitaires, mais tant que chaque être humain, n’importe où dans le monde, n’aura pas accès à l’eau potable, leur action continuera.

Au cours de mon séjour, je suis allée dans la région rurale de Amhara, c’est une région montagneuse au nord du pays, où j’ai rencontré Serawark Woldegebreal, mère de cinq enfants. Le seul endroit où elle peut trouver de l’eau, c’est un ruisseau situé à un bon quart d’heure de marche de chez elle, elle fait le trajet cinq fois par jour, tout au long d’un sentier escarpé pour aller chercher de l’eau pour sa famille. La file d’attente au bord du ruisseau et le seul poids de l’eau font qu’un seul aller-retour peut prendre jusqu’à une heure et demie. Jouer de la harpe me maintient en forme, mais je me suis aperçue que j’arrivais à peine à soulever le jerrican plein de 25 litres d’eau et j’étais sidérée de voir Serawark le placer sur son dos et retourner chez elle en haut de la colline.

La communauté locale utilise ce ruisseau pour boire, cuisiner, se laver et faire la lessive car il n’y a pas d’autre point d’eau à la ronde. Il est impossible d’empêcher que ce ruisseau soit pollué, souillé et rende malades les familles de cette communauté car c’est aussi le seul point d’eau pour les communautés voisines qui vivent en amont.

J’ai accompagné Serawark dans ses tâches quotidiennes et j’ai été horrifiée de voir que l’eau qui lui est vitale, grouille de sangsues. J’ai regardé Serawark faire de son mieux pour recueillir l’eau la plus propre possible en filtrant la vase et les insectes dans une cruche. C’est désespérant mais il est impossible de filtrer les parasites microscopiques qui pourraient transmettre les maladies graves et les diarrhées à Serawark et sa famille.

La chose la plus cruelle peut-être quand on vit sans eau potable, c’est que cette existence vole aux enfants leur instruction et la possibilité d’une vie meilleure. Quand les enfants de Serawark souffrent de dysenterie, il peut se passer trois semaines avant qu’ils retournent à l’école, et ces longues absences portent gravement préjudice à leur apprentissage. Serawark m’a dit que sa fille de onze ans, Befigist, est une élève assidue qui rêve de devenir médecin, et la fillette est très en colère quand elle rate l’école et se retrouve à la traîne.

Catrin Finch and Ato Alemayehu Fanta playing their harps in Addis Ababa,

Catrin Finch et Ato Alemayehu Fanta jouent ensemble de leurs harpes lors d’une soirée à Addis-Abeba en Ethiopie en février 2015. Photo : WaterAid/ James McCauley

Heureusement, le vent va bientôt tourner pour Serawark et sa famille, car WaterAid est en train de travailler avec des partenaires locaux pour mettre en place des robinets, des toilettes et des installations sanitaires dans son village. C’est un geste qui va changer la vie de cette communauté en libérant ses habitants des heures de marche et d’attente pour aller au ruisseau, et en améliorant grandement la santé, l’éducation, les moyens de subsistances et le confort de chacun.

J’ai pu constater moi-même comment quelque chose d’aussi simple que de l’eau pouvait donner à une communauté les moyens de briser le cercle vicieux de la pauvreté.

Merci d’aller faire un tour sur wateraid.org et de les aider à continuer. »

 

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