Le blog des Harpes Camac

Blog > À la une > Blassel joue Beethoven à Bonn

Blassel joue Beethoven à Bonn

Blassel plays Beethoven in Bonn

Bonne nouvelle pour les fans de Beethoven : 2020 marque son 250e anniversaire, et tout univers de la musique classique est pris de frénésie. Des salles de concert aux labels internationaux, voire même des séries, le monde entier célèbre son extraordinaire musique. Jamais, nous n’avons eu la chance d’entendre autant de Beethoven : concertos, musique de chambre, et piano, instrument, s’il en est, au coeur de sa musique.

Si vous pensiez que nous autres, harpistes, resterions en coulisses pour assister à ces célébrations… sachez qu’il n’en est rien, et ce grâce à Sylvain Blassel. 

 

Dès que je joue à la harpe des pièces écrites pour d’autres instruments, je ne cherche pas particulièrement à « imiter » le son de l’instrument d’origine : au contraire, je prends le parti d’assumer pleinement la harpe et d’en montrer toutes les richesses. Sinon je ne vois pas l’intérêt, autant jouer directement du piano, du clavecin, du clavicorde, ou du luth, non ? D’ailleurs c’est exactement le même principe pour le public : il vient au concert pour écouter Beethoven à la harpe, et s’il cherche du piano, autant aller applaudir un pianiste, ce n’est pas ce qui manque !
Du reste, je remarque que la question ne se pose jamais à propos du piano moderne, malgré le fait que d’un point de vue acoustique, les gros pianos de concert d’aujourd’hui sont encore plus éloignés d’un Broadwood du début XIXe que ne l’est n’importe quelle harpe moderne ou historique…
En fait, jouer à la harpe des œuvres qui ne lui sont pas destinées ne les défigure pas plus que sur piano moderne : cela ne change rien à leur visage, que l’on voit simplement selon un autre éclairage, un autre profil. L’œuvre reste la même quoi qu’il en soit.

Sylvain Blassel

 

Sylvain Blassel s’est fait connaître en devenant le maître des adaptations virtuoses de pièces jusqu’ici impensables à la harpe. Quiconque ayant assisté aux interprétations de Bach, Liszt ou Wagner par Sylvain pourra en témoigner : ce musicien n’a pas choisi de faire digérer à son instrument de modestes solos, il préfère dévorer tous les géants du répertoire. En 2020, il se consacre aux sonates et variations pour piano de Beethoven, à certaines de ses musiques de chambre et à des répertoires semblables d’autres compositeurs.

La question de l’interprétation de Beethoven sur d’autres instruments se pose, avec ce grand compositeur, plus qu’avec n’importe quel autre. La musique de Beethoven peut-elle être jouée à la harpe ? Oseriez-vous ? Et si vous osez, faut-il adapter le texte à l’instrument ou l’instrument au texte ? Sur quels éléments justifier ces décisions ? Les interrogations sont nombreuses, et plus grand est le compositeur, plus intéressantes seront les réponses. Peut-être mettront-elles à jour de nouveaux visages de la harpe, plus qu’avec n’importe quelle autre musique. Et si la harpe éclairait également le texte d’une nouvelle lumière ? En filigrane, ces explorations créatives nous conduisent vers un point essentiel. Qu’est-ce que les transcriptions nous racontent du génie de Beethoven, au cours de sa vie, et jusqu’à aujourd’hui ?

Sylvain Blassel

« Il ne s’agit pas vraiment de transcription, dans la mesure où je n’ai pas eu à réécrire quoi que ce soit. Chez Beethoven comme chez Bach chaque note est absolument essentielle, et je me suis longuement arraché les cheveux pour trouver comment remplacer les rares sections organiquement injouables par des alternatives satisfaisantes. Pour résumer, je me suis interdit d’adapter les partitions à la harpe, au contraire, j’ai adapté ma technique aux partitions de Beethoven. Non pas simplement par esprit de « fidélité au texte », mais surtout parce que chaque note de Beethoven est la meilleure ! »
– Sylvain Blassel

Le vendredi 13 mars prochain à 19.30, nous serons ravis d’être partenaires du concert de Sylvain Blassel interprétant Beethoven, dans la ville de naissance du compositeur, Bonn. Au programme : ses Bagatelles op. 33, op. 119 et op. 126, suivies par sa dernière sonate pour piano, no.32 op. 111.

Le concert se tiendra à proximité immédiate de notre antenne à Bonn où Sylvain donnera une masterclass le jour suivant, samedi 14 mars.

L’entrée au concert et à la masterclass est gratuite (il y aura une collecte pour l’église qui accueille gracieusement le concert). Vous pouvez réserver dès à présent vos places ici, ou directement auprès de Andrea Thiele de Camac Bonn.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.