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Stockhausen et autres : les programmes inédits d’Astrid, Emma et Mathilde Wauters

 

Freude (« Joie ») de Karlheinz Stockhausen, pour deux harpes, constitue la deuxième heure du cycle KLANG. Baptisée à l’origine « Pentecôte », Stockhausen s’est senti si euphorique en la composant qu’il en a changé le titre.

Freude est un éblouissant morceau d’expression musicale : une aventure vivante mêlant des techniques de jeu étendues, des couleurs sonores, des vocalisations ainsi que des textes sacrés. Freude est également l’expression d’un idéalisme. Stockhausen décrira plus tard comment « il a imaginé encore et encore la soirée de création dans la cathédrale de Milan, l’enthousiasme des deux harpistes, leur interprétation, leur chant… C’est une aventure inédite de réunir deux harpes, habituellement accordées en gammes diatoniques, en une seule grande harpe chromatique ». Depuis sa création, le 7 juin 2006, Freude est devenu un standard du répertoire contemporain de la harpe — démontrant ainsi que la musique est souvent bien plus que de la musique. Car, en réalité, c’est la dramaturgie de Freude, sa délicate stratification d’associations, qui captive. Les deux harpes sont disposées sur scène telles des ailes géantes ; les harpistes sont vêtues de blanc ; la musique, constamment surprenante, s’entrelace avec le cantique de Pentecôte au Saint-Esprit. « La Pentecôte », nous précise encore Stockhausen, « unit ce qui était séparé ».

Comme pour les Pink Floyd dans leur période expérimentale (une audacieuse comparaison récemment faite par un auditeur de Freude), il est plus facile pour les organisateurs de concerts de programmer Freude en ayant une idée de ce qui va se passer au sein de l’œuvre. Ceci se révèle impossible à partir de la seule partition, raison pour laquelle Camac France a été heureux de s’associer à Camac Belgique, pour parrainer le tournage d’une vidéo de présentation de l’œuvre par Emma et Mathilde Wauters. « Regarder ou jouer Freude, c’est comme entrer en transe », nous confie Emma. « Nos spectateurs témoignent d’une nouvelle expérience de concentration lorsqu’ils écoutent l’œuvre, une expérience les stimulant émotionnellement et intellectuellement d’une manière qu’ils n’avaient jamais imaginée auparavant. Nous souhaitons que nos vidéos puissent donner un début de sens à cela ».

Fort de cette première collaboration, nous avons également sponsorisé le tournage d’une deuxième vidéo, réalisée par Emma à la harpe avec, cette fois-ci, son autre sœur, Astrid Wauters, au violoncelle. Kalimat explore différentes musiques du monde. Emma nous explique leur travail : « Nous avons rassemblé des morceaux de différentes cultures, et nous les interprétons sans pause ni applaudissements, avec accompagnement de sons électroniques en direct. Pendant la crise du Covid, de nombreuses salles de concert ont dû partiellement fonctionner avec des demi-jauges. Pour pallier cette contrainte, nous avons également créé un programme qui s’adapte parfaitement à une diffusion sur écran. Une fois de plus, nous voulons emmener le public en voyage, créer une cohésion et une unité de manière inattendue ».

 

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