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Le voyage selon Camac : musique, visites et festivités

Être un musicien ne se résume pas à faire de la musique. Les artistes ouverts d’esprit répètent inlassablement à leurs étudiants qu’il doivent maîtriser leur instrument, certes, mais qu’ils doivent surtout lire, apprendre des langues étrangères, sortir dans les bars, aller au théâtre, en un mot, vivre… et surtout voyager, car le voyage nourrit le corps et l’esprit.

L’équipe Camac peut en témoigner, nous qui sommes très souvent en déplacement. A ce sujet, vous entendrez parfois un grognement s’échapper d’un de nos bureaux, peut-être en lien avec le retard d’une compagnie aérienne – mais le plaisir et toutes nos expériences incroyables compensent largement ces petits désagréments : nous ne changerions notre mode de travail pour rien au monde.

Récemment, le service des Relations Artistes de Camac a décidé de s’engager au plus près des musiciens en les accompagnant le temps d’un voyage. Avec notre partenaire à Pékin, Duoli Wu, ainsi que Guan Wang et Lin Lin Wei, les professeurs de harpe du Conservatoire Central de musique de Pékin, et Xue Mei Zheng, enseignante au Conservatoire de Xinghai (région de Canton), nous avons réalisé notre premier projet en ce sens après les vacances d’été : un “tour de France” de 10 jours. Duoli, les professeurs, et près de trente jeunes harpistes chinois nous ont rejoints pour un programme comprenant masterclasses, concerts et excursions : certaines directement liées à l’univers de la harpe, et d’autres, indirectement, mais tout aussi enrichissantes.

Le jour J, après 12 heures de vol depuis Pékin, nos invités affichaient tous un large sourire en arrivant à l’aéroport Charles de Gaulle. Le bus Camac a accueilli ce joyeux cortège et les a emmenés jusqu’à leur hôtel.

Nous avons démarré notre circuit par la découverte du 19ème arrondissement de Paris, siège du Conservatoire de Paris, de la très récente et très impressionnante Philharmonie de Jean Nouvel, ainsi que de notre showroom parisien, camp de base des cinq jours qui ont suivi.

Après un repos bien mérité, nous avons organisé pour nos hôtes une journée de bienvenue avec de nombreuses festivités au programme. Nous avons par exemple présenté à l’Espace Camac une exposition de harpes digne d’un Congrès Mondial de la harpe. Nous avions fermé la boutique pour l’après-midi, afin que notre groupe puisse profiter à sa guise de tous les instruments. En début de soirée, Mathilde Wauters nous a gratifiés d’un magnifique récital (de musique française bien sûr !), suivi d’un cocktail pour clôturer cette belle journée.

 

Les choses sérieuses ont véritablement commencé le lendemain, avec quatre jours de masterclasse intensive animée par Isabelle Moretti. Un moment particulièrement apprécié des élèves, dans la mesure où cette harpiste ne donne que très rarement des cours privés, et encore moins sur une longue durée comme ici.

L’atmosphère pendant cette session était particulièrement stimulante entre pratique de la harpe, écoute, découverte des partitions présentes dans notre boutique et… partage de bonnes adresses parisiennes. L’équipe Camac garde un excellent souvenir de ces échanges avec ses invités.

Après ces séances de travail studieuses, et, disons-le, quelques écarts pour des pauses shopping… nous attendions tous avec impatience la soirée du samedi : un dîner-croisière sur la Seine, manière subtile et originale de découvrir les monuments de Paris. Impossible de se lasser d’une telle expérience…

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Dietrich von Cholitz s’est rendu célèbre pour avoir désobéi à Hitler, qui lui ordonnait de bombarder la capitale française. Cette décision a permis à la Ville lumière de conserver une unité architecturale tout simplement exceptionnelle si on la compare à d’autres villes européennes. Et si Notre Dame était en partie cachée par des bâches et des échafaudages à cause de l’incendie d’avril dernier lors de notre passage, elle sera, in fine, restaurée.

Le cinquième jour, nous avons quitté Paris, direction la Bretagne, en route pour notre quartier général en France. Nous avons pu visiter les ateliers Camac, ainsi que le Château d’Ancenis où notre collection d’instruments historiques est exposée.

Nous tenons d’ailleurs à remercier tout particulièrement Martine Charles, adjointe à la culture et au patrimoine historique à la mairie d’Ancenis pour son accueil chaleureux. Nous sommes fiers de nos attaches régionales, de l’intérêt, et du soutien que nous recevons de la communauté locale. Non seulement la Ville d’Ancenis nous a permis d’utiliser les plus belles salles du dernier étage du château pour exposer notre collection historique, mais la Communauté de Communes du Pays d’Ancenis organise également la troisième édition du festival “Harpes au Max” qui se déroulera du 14 au 17 mai 2020. Nous vous attendons donc dans cet endroit hors du temps où vous serez plongés coeurs et âmes dans le monde magique de la harpe !

 

 

Après cette semaine consacrée à nos chères harpes, il était temps de découvrir d’autres horizons. Avec une pointe de satisfaction à peine dissimulée dans la voix, nous avons souhaité une bonne semaine à nos collègues de Mouzeil – qui restaient travailler – avant de monter à bord du bus. Direction… le Puy du Fou ! Pour présenter ce complexe de loisirs à ceux qui ne le connaîtraient pas, c’est tout simplement le parc à thème préféré des Français et des Européens, et ce devant Disneyland Paris (chiffres 2018).

Pas étonnant au regard de la qualité des spectacles, leur élégance, la plongée dans la culture française – y compris sa cuisine. L’extraordinaire variété d’attractions donne vie à l’histoire européenne avec un talent sans pareil. On y découvre une attaque de vikings, des arènes romaines, les quatre Mousquetaires, un bal de faucons, l’univers magique de La Fontaine et l’immanquable show des héros sauvant la France des Anglais

Si vous souhaitez tout voir en une fois, ne passez pas moins de deux jours sur place. Quelle que soit la durée de votre séjour, je vous garantis que vous n’aurez plus envie de partir !

Le trajet du Puy du Fou à l’aéroport Charles de Gaulle est idéal pour découvrir la Cathédrale de Chartres. L’édifice, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des exemples les plus admirables et les mieux préservés de l’art gothique français, le monument ayant subi en neuf siècles très peu de modifications. 

Dès ses débuts, sa construction utilise les dernières innovations architecturales de l’époque, créant ainsi une hauteur, des volumes et des ouvertures d’une grandeur sans précédent. Ses immenses vitraux, réalisés au treizième siècle en l’espace de 50 ans, remplissent la cathédrale d’une lumière exceptionnelle qui illumine ses trois façades. Parmi les oeuvres les plus remarquables, on peut citer dans l’aile ouest, le vitrail du Jugement dernier, dans la partie nord, celui de La glorification de la Vierge, au sud, La glorification du Christ. 

Face à un édifice aussi bien conservé, tout comme devant les monuments qui bordent la Seine à Paris, comment ne pas être grisé par le poids exceptionnel de l’Histoire ? 

Si ce projet a été un voyage culturel historique ce fut aussi et avant tout au un voyage culturel humain. Au cours de ces huits jours passés ensemble, nous avons tissé des liens forts entre la Chine et la France. 

Cette entreprise n’aurait pas été possible sans le soutien de Duoli Wu et des enseignants chinois qui ont joué le rôle de traducteurs et de guides auprès des étudiants, dont la plupart visitait l’Europe pour la première fois. 

Voyager loin est exaltant mais aussi contraignant, surtout lorsqu’on n’en a pas l’habitude. Avec le temps, on apprend à passer une bonne nuit dans n’importe quel hôtel, à oublier le décalage horaire (ou tenter la méthode Coué), à déguster de nouveaux plats avec curiosité et plaisir. Mais cela n’est pas toujours évident et un accompagnement de qualité peut aider les nouveaux explorateurs à affronter ces petites difficultés pour leur donner le goût du voyage. C’est ce que nous avons tenté, humblement, de faire pendant ces huit jours.

Les voyageurs Camac les plus aguerris n’associent pas naturellement  l’aéroport Charles de Gaulles avec des effusions de joie. Mais la ferveur de nos échanges et la chaleur des adieux ont finalement prouvé le contraire. Nous avons ainsi souhaité un zhù nĭ yī lù píng’ān (bon voyage) à nos amis, en nous promettant de nous revoir ! 

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